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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 19:25

C'est un si vieux débat. Un débat qui n'en finit pas de mourir...

Le débat sur la peine de mort.

Un débat agonisant qui, aujourd'hui avec l'exécution de Troy Davis chez les étasuniens, connaît une période ultime (on l'espère !) de rémission.

Putain ! Ce que la bêtise est difficile à tuer !

Beaucoup plus difficile à occire qu'un noir étasunien qui n'a pas les moyens de s'offrir un cabinet d'avocats. CQFD...

Tout ça m'afflige. 

Néanmoins, à la haine, la rancoeur, l'amertume, la rage, en toute circonstance, et dans la mesure du possible, bien sûr, je privilégie l'amour. Et l'humour, aussi.

Alors rions !

Comme Pierre Dac, quant à moi, je suis pour la peine de mort. Si, si !

Pour la peine de mort, certes, mais avec sursis....

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 17:37

Je lis un des romans policiers de Fred Vargas.

Je me pose cette question. Un peu stupide, la question. Je l'admets.

Mais bon... En même temps, on ne peut pas être constamment au top. Enfin, moi je ne peux pas...

Et puis, ça me détend d'être un peu bêta, parfois.

C'est physique, presque. On peut délasser son esprit comme on délasse son corps.

Après un effort musculaire, je prends une douche, je m'allonge. Je peux même me laisser aller, à condition toutefois d'être seul, à de bruyantes et fétides manifestations gastriques.

Intellectuellement, c'est pareil. Je donne, de temps en temps, quartier libre à mes neurones après les avoir trop longuement mobilisés. Je fais des mots fléchés, je lis le "Nouvel obs", ou je me pose des questions à la con...

Par exemple, celle-ci :

Adamsberg, là, ce commissaire, là... Est-ce que c'est l'homme idéal pour Fred Vargas ? Ou bien alors, est-ce que c'est l'homme qu'elle eût voulu être ? Ou bien encore, est-ce que c'est le portrait de son père ? Ou du père qu'elle eût aimé avoir ?

En réalité, ça fait quatre questions. On est d'accord. Mais convenons qu'il s'agit de la même. Non ?

 

En tout état de cause, il me plaît bien Adamsberg.

Et Fred Vargas, aussi. Conséquemment.

 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 12:30

Un matin d’été… Vers 10 heures. 25 degrés à l’ombre.

Une terrasse donnant sur un grand jardin paysagé à peine reposé par une nuit trop chaude.

Sur la terrasse, le dos au mur de la maison, assis, les jambes pliées sous une petite table d’extérieur, côte à côte, deux amis.

L’un deux, avachi, penché en avant, le coude gauche prenant appui sur la table pour maintenir son menton dans le creux de sa main. Son visage, ainsi paresseusement exposé au soleil, n’a aucune expression.

Les yeux mi-clos, la joue gauche et la lèvre supérieure déformées par la pression de la main, César n’offre pas l’image d’un conquérant.

L’autre, Abdelkader Farouk, un auvergnat du sud, pays de Driss Hortefeux et de Tarik Besson, quant à lui, bombe le torse, les mains croisées sur sa nuque, la mine altière, le regard embrassant l’horizon.

Sur la table, deux assiettes remplies de coquilles d’huître vides.

Deux verres vides également. Une bouteille de blanc, vide, elle aussi…

Et nos deux compères, pleins comme… des huîtres.

Une désolation…

- Qu’est-ce que vous branlez ?

C’est Svenborg qui parle. Une auvergnate du Nord.

C’est la compagne d’Abdelkader Farouk.

Ils se sont rencontrés dans l’Auvergne centrale. A Paris, pour être plus précis.

Lui était Facteur Subjectif et elle, Facteur Objectif dans le même centre de distribution postal.

C’est leur 26éme ou 27éme année de vie commune.

Et ils s’aiment toujours.

- On attend la croissance, chuchote Abdelkader Farouk.

- Vous attendez quoi ?

- La croissance, confirme César.

- Ah… Et vous avez rendez-vous ?

- Oui…

- Jean-Marc Sylvestre l’a dit. La croissance sera au rendez-vous en 2010, entonnent en chœur les deux amis.

- Et… Pourquoi aujourd’hui ?

- On ne sait jamais, dit Abdelkader Farouk. Et on ne veux pas se laisser surprendre.

Jean-Marc nous a mis en garde. « Il ne faut pas rater le train de la croissance ! »

- Et il va passer par là ?

- C’est pas impossible, mais c’est pas sûr.

- Pour l’instant, nous n’avons entendu qu’un train de mesures, très loin au Nord, avoue César.

Svenborg rapproche énergiquement une chaise de la table.

Elle se débarrasse de son gilet, échancre rageusement son débardeur pour exposer au soleil, à la limite de la décence, sa gorge avantageuse, se laisse tomber sur la chaise puis se relève aussitôt comme mue par un besoin pressant.

- Je vais chercher ma crème solaire !

- Tu peux ramener une bouteille ? Interroge Abdelkader Farouk.

César laisse Svenborg s’éloigner quelque peu avant d’interpeler Abdelkader Farouk en ces termes :

- Tu crois vraiment qu’on a une chance de la voir aujourd’hui ?

- Qui ?

- Ben, la croissance, mon con ?

- Faut voir… Tous les indices sont au rendez-vous. Des gains de productivité sans précédent ont été faits ces derniers temps. Les flux sont tendus comme des strings. Les capitaux reviennent en force sur les marchés nationaux grâce à l’immunité accordée aux exilés fiscaux qui ont retrouvé une virginité de "catherinette". La variable d’ajustement, c’est-à-dire les salariés, toi et moi, a été pressurisée pour dégraisser les entreprises en surcharge pondérale. Bon, d’accord, ça fait des chômeurs en plus mais l’actionnaire est détendu et c’est-ce qui compte…

La confiance ! La confiance, César ! La confiance revient !

- Et ?

- Ben, sans la confiance, rien n’est possible, couille molle !

L’actionnaire, il doit être confiant. C’est primordial !

C’est comme un p’tit animal, l’actionnaire. Quand il n’est pas confiant, il se recroqueville, il se terre. Ou pire, il se casse !

Non, l’actionnaire, on doit le choyer, le caresser dans le sens du poil. Lui tailler des pipes, si nécessaire !

Il ne doit pas être tenté d’aller voir si les taux de rendement sont plus juteux ailleurs. Il doit nous laisser son pognon.

L’actionnaire, ça le rassure les plans sociaux. C’est pas que ça lui fasse plaisir mais ça le rassure. Comme ça, il se dit que son argent est entre de bonnes mains. Qu’il ne sert pas à payer des incapables, des fainéants, des moins que rien…

L’actionnaire, il en veut pour son argent. Du 14, l’an… C’est le minimum !

- Même si la croissance n’est pas au rendez-vous ?

- Et oui, blaireau, et oui ! Même en temps de crise, l’actionnaire, y veut du 14 !

L’actionnaire, y s’en branle de la crise. Crise ou pas, y veut du 14 minimum !

Et s’il ne les a pas chez nous, en un clic d‘ordi, il reprend son blé et va l’investir à l’autre bout du monde. Et si ça suffit pas, il prend ses cliques et ses claques et va consommer ailleurs. Dans des paradis pour actionnaires. Des paradis fiscaux…

Bien sûr, il s’y emmerde grave… Mais, là au moins, il retrouve la confiance.

La confiance, César… La confiance !

Sans confiance, point de capitalisme ni d’économie néolibérale ou libérale, tout court. Et point de croissance !

La confiance comme un postulat, la condition sine qua non pour la croissance.

La confiance, c’est comme une pâte à tarte sur laquelle on dépose amoureusement les fruits de la croissance.

Amusant… Ce sont les actionnaires qui vont la manger cette putain de tarte ! En grande partie, en tout cas… Le truc entraîne le machin.

Et le travailleur se contente des miettes. Comme d’hab‘… Depuis toujours.

Quel pauv’con, ce travailleur…

Avant, au moins, il se révoltait, le travailleur ! Il ne supportait pas que les riches soient de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres !

Aujourd’hui, conditionné comme un pack de yaourts, lobotomisé par les JT des chaînes publiques et privées, hypnotisé par les sirènes de la démocratie « mon cul ! », inculte, crédule, premier degré, il s’imagine qu’en glissant son bulletin dans l’urne il va changer le monde ou sa condition de « peigne-cul » !

Tu y crois, toi ?

- Ché pas… M’en fous. J’te fais confiance.

T’avais pas demandé à Svenborg d’amener une bouteille ?

Et des huîtres, y en a plus ?

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 17:58

Je t'aime. J'ai lu tous tes livres. Je guette, depuis des années, ton nouveau roman. Je ne veux pas que ça s'arrête. Je veux que tu vives deux cents ans et que tu ne cesses jamais d'écrire.

Alors, tu penses ! C'est avec une joie toute intérieure et quasi-extatique que j'ai appris, mardi dernier je crois, que mon auteur contemporain (et vivant !) préféré était invité dans l'émission de Pascal Clark, sur France Inter, pour faire la promotion de sa dernière production : "Rouler".

Christian Oster... C'est toi.

A neuf heures, ce matin là, je travaillais. J'ai "poadcasté" l'émission.

Comment dire...

D'abord, j'en veux beaucoup à Pascal Clark. Il y avait une question évidente qu'elle ne t'a pas posée.

Ben oui... Enfin, ché pas, elle est journaliste, non ? Pourquoi as-tu changé d'éditeur ? Hein ? Je te le demande. ! Les "Editions de Minuit" ont publié tous tes romans jusqu'à ce jour. Les "Editions de l'Olivier" prennent le relais. Bon, d'accord... C'est pas hyper-important. Mais moi, ça m'intéresse les coulisses du monde de l'édition. Les coulisses, en général, m'intéressent.

On approche la vérité des choses et des gens dans l'ombre qu'ils produisent.

Mais, après tout, ça ne regarde que toi... D'accord.

Mais parlons-en ! De ce qui nous regarde ! 

Pour mon auteur préféré, adulé, idolâtré, était-il si nécessaire de venir "vendre" son dernier roman sur une radio nationale, à une heure de grande écoute ?

Sans doute, oui... C'était dans le contrat, non ? Les "huiles" de "L'olivier" ne donnent rien sans rien...

Les coulisses, toujours...

Je n'ai pas aimé ta prestation sur France Inter, Christian. A toi, je n'en veux pas. Tu écris, d'autres parlent.

Tu ne sais pas dire ce que tu écris... Et alors ? Rien de plus normal !

Supposons... Je suis Ministre de la Culture dans un autre pays ou un dans autre futur. Et bien, j'interdirai aux artistes de parler de leur art ! 

L'art est tellement plus beau quand il est habillé de silence.

J'ai acheté ton livre. Je vais laisser passer un peu de temps avant de le lire. Le temps... de t'oublier. 

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 21:29

"C'est quoi cette société où l'on change constamment pour s'adapter au changement ?"

Régis Debray (1940- 4910...)

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 21:22

"Le voyage est nécessaire aux imaginations trop courtes"

Colette (1873-1954)

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 21:08

"Je n'ai jamais connu quelqu'un qui ait autant raison que moi..."

Arno Schmidt (1914-1979)

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 20:27

Ils sèment la confusion, font germer les doutes et exploitent des vérités transgéniques dont on ne sait rien des effets qu'elles peuvent produire sur la santé mentale.

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 20:11

La femme de l'EstDes brumes bleues de l’Est, telle une fée qu’on attend plus,
Elle m’est apparue dans un sourire radieux.
Le visage amène, les bras et les mains tendus,
Elle me dit la vie et l’amour…avec les yeux.

C’était à Paris. Au café-resto Jaurès.
Sa présence inondait la salle. Je ne vis qu‘elle.
J’ai le souvenir de petits riens qu’on s’adresse
Par peur d’être emporté dans un monde irréel.

Ces craintes furent vite effacées et rendues virtuelles
Par le désir qui montait au rythme de nos pas.
Sur cette avenue qui nous menait à l’hôtel,
Nous nous aimions déjà et advienne que pourra…

C’est advenu, en effet… Et si bienvenu !
Moi, l’homme de l’Ouest et bien trop souvent à l’Ouest,
J’hume enfin, dans la rose des vents, celle de l’Est,
Un parfum qui m’était jusqu‘alors inconnu.

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 19:43

acercleA la réflexion, il ne croit en rien.
Ni en Dieu, ni en l’homme.
A coté, loin des dogmes,
Rétif, retors et mauvais citoyen,
Capable du mieux mais aussi du pire,
Hâtant la fin, prolongeant les plaisirs,
Il n’aime que l’amour.
Sans illusion, ignorant le dépit,
Tutoyant l’utopie,
En esthète, il habille la vie d’humour.

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  • : La lecture, l'écriture, la littérature, quelques poèmes, deux ou trois idées enfin, comme autant de baumes pour nos âmes meurtries.
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