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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 20:03

Quelle plus belle preuve que l'économie et le capital ont pris le pas sur la politique ! Définitivement !

Bien sûr qu'on le savait déjà ! Vous me prenez pour un chauffe eau ou quoi ?

Mais là, c'est patent, vérifié, estampillé, certifié...

Notée, estimée comme à l'école primaire, la France ! Par une agence privée dont on ne sait rien !

 

La France, aux dernières nouvelles, risque de perdre son "triple A", selon l'agence "Moody's"...

Sans Déc ! Mais c''est qui, cette agence ?

On sait ce que ça induit, en revanche. Un cortège de restrictions, de restructurations, de chômeurs et de miséreux...

Comme en Grèce, en Espagne, en Italie...

 

Je ne sais pas pour vous...

Mais, en ce qui me concerne, si j'avais à voter en 2012,  j'aimerais me prononcer pour une femme ou un homme qui a un vrai pouvoir. Celui qui peut changer ma vie.

Mais là... A part voter pour "L'agence Moody's", je vois pas... 

Ils sont de droite ou de gauche à l'agence Moody's ? Y a des courants ?

 

 

 

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 18:28

Oh la la ! 1935

Autant c'était relativement facile de trouver un angle d'attaque pour dire ce que je pense des "experts" et des "scientifiques", dans deux précédents articles, autant pour les "psy(s)", alors là...

Et pourtant... Pourtant, il faut bien !

Car ils représentent la dernière composante du triumvirat contemporain des "emmerdeurs, hyper-influents".  Les experts, les scientifiques et, donc, les psy(s)...

 

Les psy(s) sont multiformes, insaisissables, nébuleux...

On peut réagir spontanément à un propos d'un expert. A  tort ou à raison, on est d'accord...

Parce qu'il y a des choix offerts ou, a minima, une alternative.

 

D'une certaine façon, les experts prêtent le flanc à la critique, à la contestation, à la polémique. C'est dans leur nature.

Quant aux scientifiques, leurs affirmations péremptoires provoquent, dans un premier temps du moins, soit un rejet intuitif parce qu'elles bousculent une certaine habitude de pensée, soit une adhésion inconditionnelle parce qu'au contraire elles confortent une douce certitude. 

Les experts, comme les scientifiques, ne laissent pas indifférents.

 

En revanche, le propos des psy(s) est si consensuel, si fédérateur, si "politiquement correct", qu'il glisse sur notre intelligence comme un patin sur un parquet ciré.

Le bon psy, surtout celui qui fait profession d'intervenir régulièrement dans les médias et de défoncer les portes ouvertes, doit être capable d'offrir un discours n'offrant aucune aspérité. Il n'est pas là pour alimenter un débat, pour attiser les oppositions, non... Il veut qu'on s'aime, tous autant qu'on est...

 

Pour ce faire, avant toute chose, il prône LE dialogue. C'est son truc à lui. C'est son Dada. Sa baguette magique.

En toute circonstance, quels que soient la teneur, l'ampleur ou l'historique d'un conflit, qu'il soit familial ou géopolitique, le psy n'a qu'un mot à la bouche, LE dialogue. Il se lance alors, le plus souvent, dans un long monologue qui ne supporte, bien entendu, aucune interruption, pour vanter les mérites du dialogue salvateur.

 

Qui ? Je vous le demande ! Qui peut être contre le dialogue et ses vertus ? Hum ?

Alors, pas d'emblée forcément, on est d'accord... Mais, à la réflexion, chacun en convient, non ? Tous !

 

Tous, sauf moi... Et quelques autres, bien sûr.

Quant à moi, je ne dialogue qu'avec celles et ceux qui sont en capacité de dialoguer. C'est à dire, avant tout, d'écouter.

Les autres, une large et affligeante majorité, ne méritent pas que je perde mon temps et mon énergie à trouver un terrain d'entente avec eux.

J'ai ma propre méthode pour éviter les conflits et les cons. Je les fuis. J'élude. Je reporte sine die. Je laisse pourrir.

Je ris ! Comme j'aimerais entendre, un jour, un psy me donner ce conseil !

 

J'étouffe ! Vous l'avez compris...

Je me sens prisonnier de ce triptyque des temps modernes. Le nez collé au panneau central de la science, je sens les volets de l'expertise et de la psychologie se refermer sur moi.

Et sur ma liberté...

 

 

 

 

   

    

 

 

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 12:15

020Ah, quel dommage !

Quel dommage, en effet... Je n'ai pas le temps, c'est tout. Le temps et...l'énergie, sans doute.

Je voudrais tellement étayer le propos qui va suivre de faits précis, de dates, de renvois référencés, de notes incontestables, de rapports dignes de foi, d'astérisques en pagaille, d' une bibliographie de trois pages au moins, de remerciements pour tous les "contributeurs" à cette vaste entreprise... Je voudrais tellement !  

Un vrai travail de scientifique, quoi ! Avec la froide objectivité de celles et ceux qui affichent "Bac+10", voire plus !  

Au dessus de mes moyens. Définitivement...

Mais je pense quand même... 

C'est peut-être la seule chose que j'ai apprise, au lycée, d'ailleurs. A penser... Et ce n'est pas rien !  Car chez moi, "on ne pensait pas, Monsieur, on ne pensait pas..." 

Bref ! En toute subjectivité, donc, je vous fais part de cette réflexion. Et "honni soit qui mal y pense"...

 

Qu'est-ce que j'apprends ?

Une particule atomique, si petite, si infime qu'on peut à peine la concevoir intellectuellement, qu'aucun microscope, si perfectionné fût-il, ne peut montrer, aurait dépassé... la vitesse de la lumière ! Soit, trois cent mille kilomètres par seconde !

La vitesse de la lumière, trois cent mille kilomètres par seconde, je répète... Dépassée !

Dès lors, un mur de certitude s'effondre ! Une limite au delà de laquelle, à ce qu'on croyait,  rien n'était possible ! 

Enfin ? C'est ce qu'avait affirmé Albert, il y a plus d'un siècle, non ?

S'il y avait une vérité première sur laquelle l'humanité entière pouvait sereinement s'appuyer, c'était bien celle-la ! Croyants ou pas !

Les athées, dont je suis, et les mystiques avaient au moins ce repère en commun !

Du coup, tout s'écroule ! E=mc2 la merde... Voilà où on en est... 

Bien... On va attendre un peu. Ne nous emballons pas. D'autres travaux devront confirmer ou infirmer cette découverte. N'empêche, n'empêche, le doute s'immisce.

 

Quand j'étais enfant, il y a... longtemps, dans les années 60, on va dire, on ne jurait que par les antibiotiques.

On m'en a fait avaler des boîtes entières. La pénicilline, comme la panacée universelle ! La moindre maladie infantile était systématiquement traitée par les antibiotiques. On croyait, alors, détenir le remède miracle.

Jusqu'à ce qu'on constate que les bactéries, pas si folles, pouvaient muter et ignorer, par là même, les fourbes, l'attaque des antibiotiques avec leurs gros sabots. 

Aujourd'hui, on prétend que "les antibiotiques, c'est pas automatique". L'aveu, à peine voilé, d'un sérieux revers.

Même si, même si, bien sûr, à une époque donnée, les antibiotiques ont représenté un incontestable progrès.

L'erreur a simplement consisté à croire et à faire accroire qu'on détenait enfin la solution pérenne pour nombre de nos maux.

 

On remonte dans le temps.

A la toute fin du dix-neuvième siècle, les premières automobiles rivalisaient de vitesse.

Le 1er Mai 1899, "La jamais contente" dépasse les 100 kilomètres par heure. Bien... 

Le croirez-vous, à la veille de ce record, nombre de scientifiques de l'époque prétendaient que le corps humain ne pouvait résister à une telle vitesse !

Or, aujourd'hui, les pilotes de chasse flirtent régulièrement avec les "Mach 1 et 2". Soit de mille à deux milles kilomètres par heure et plus. Et ça va...

 

On peut se reporter aux siècles qui précèdent. Mais c'est trop facile. Et puis, sans leur faire injure, s'agissait-il de vrais scientifiques ? Je veux évoquer ceux qui affirmaient, par exemple, que la terre était plate et qui se proposaient d'installer Galilée sur un bûcher parce qu'il soutenait, quant à lui, qu'elle était ronde. 

En l'occurrence, Galilée l'était peut-être, scientifique. D'une certaine façon. Pas au sens où on l'entend aujourd'hui, certes, mais tout de même... En revanche, ses contradicteurs n'étaient que des crétins perclus de certitudes religieuses et dogmatiques. Et, aux dernières nouvelles, la population de ce genre d'individus n'est pas en voie de disparition. Bien au contraire ! Et pas besoin d'engager un cabinet d'experts pour le savoir. Suffit de sortir de chez soi...

 

Alors, tout ça pour dire quoi ?

Pour dire que rien, jamais, n'est et ne sera sûr et définitif. Qu'elles que soient et qu'elles que seront les avancées scientifiques et technologiques. Aucune vérité scientifique ne peut et ne pourra jamais être établie ad aeternam, inscrite dans le marbre. Qui lui-même est soumis à l'érosion. Y a pas d'raison...

Toutes les découvertes scientifiques, sans exception, seront, dans un avenir plus ou moins proche, revisitées, contestées, ringardisées et remisées.

 

Alors, quoi ?

Les "scientifiques" ont conscience de ça. Aucun doute, là dessus. Pour eux, mais pour eux seuls peut-être parce qu'ils "sont dedans", qu'ils gambergent, que c'est leur métier, c'est une évidence ! "La vérité est ailleurs", comme disait Fux Mulder ! Où, nulle part ! Ils s'en tapent !

Ce qui les anime, c'est la recherche. Rien d'autre ! Faire danser leurs neurones ! Le bonheur !

C'est tant mieux. Je suis content pour eux. Je les envie même...

 

Mais... comme les experts (évoqués dans une précédente chronique), qu'ils ne se mêlent pas, à ce point, de nos vies ! De ma vie ! S'il leur plaît... De façon aussi péremptoire, je veux dire. J'attends, nous attendons tous, de leur part, un peu plus d'humilité.

Ils ne détiennent pas la vérité. Tout simplement, parce qu'elle n'existe pas. Ou parce qu'elle est multiple. On peut admettre ça, non ? Même si c'est empirique, intuitif...

 

"Les scientifiques ont dit que..", "D'après une récente étude scientifique, il est avéré que...", ou bien encore, "C'est indéniable, c'est scientifique !"  Notre pensée est quotidiennement bordée, encadrée par ces assertions lues et entendues partout. A la maison comme au travail. A tout moment, partout.

La science comme la plus invasive des religions de notre époque. Celle qui formate et qui n'en finit pas de préconiser, voire d'interdire. Pas moralisatrice, non, mais foncièrement inhibitrice. 

Au nom de la science, le plaisir devient suspect et la liberté doit être consommée avec modération.

La médecine, en premier lieu, nous infantilise en permanence. Nous ne pouvons plus désormais manger un rôti de porc, boire deux apéros, ou faire l'amour sans protection avec un ou une inconnue sans une arrière-pensée coupable. 

L'économie ensuite, la vérité froide et plombante des chiffres, a envahi tous les départements professionnels et privés de nos vies. Nous ne raisonnons plus qu'en terme de courbes, de graphiques et de camemberts. Même quand on va acheter une baguette.

La chimie qui nous empoisonne, la physique qui nous nucléarise, les mathématiques qui ont enfanté un monstre que plus personne ne contrôle. L'informatique. Avec tous ses codes, on décode complètement ! 

La météo omniprésente, pour finir sur un ton plus léger, qui nous prive de ces petits bonheurs d'antan quand on était surpris par un orage ou une averse de neige. Parce qu'on ne savait pas...   

 

Pas un domaine, pas un lieu dans lequel la science n'ait son mot à dire. Le monde ne semble lisible que par et à travers la science. 

A l'exception notable de l'astronomie, la science est triste à pleurer. Triste et redoutable, dans sa blouse blanche immaculée. Aussi triste et redoutable que l'infirmière "Mademoiselle Ratched" dans "Vol au dessus d'un nid de coucou". Pour celles et ceux qui n'ont pas encore vu ce film, il n'est pas trop tard ! 

 

Nous, "on est attirés par les étoiles, les voiles" et "il faut voir comme on nous parle !"

T'as sacrément raison, Souchon ! 

  

En ce qui me concerne, dans ma vie, les experts et les scientifiques ne seront jamais que des consultants.

Ni plus, ni moins.

 

 

 

 

 

   

 

    

 

    

 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 08:53

Sans déc.Quelque soit votre problème, un expert vous donne la solution. Dans tous les domaines.

Sans déc !

"On vit une époque formidable...", comme l'avait si bien senti le regretté Reiser.

Dans tous les domaines, vous dis-je !

 

Que vous soyez en conflit avec votre compagne ou compagnon, avec votre nouveau né, votre adolescent, vos parents, votre belle-mère, avec l'ex de votre époux, les enfants de votre amie issus d'une autre union, votre belle-soeur, et par là même avec votre frère depuis qu'il a épousé cette furie, une armée éminente de psy hyper spécialisés, le plus souvent médiatisés, qui pointent régulièrement sur les antennes et dans les magazines aussi assidûment qu'un OS de chez Renault, vous donne LE bon conseil, le conseil avisé qui va changer votre vie. Genre.. Vous devez com-mu-ni-quer ! Seul le dialogue peut vous permettre de dépasser ce conflit. Formidable

 

Vous avez un gros problème d'argent, vos fins de mois sont difficiles, aucun souci ! Faites confiance à l'expertise des assistants sociaux, de votre banquier qui vont vous expliquer comment vous passer de ce dont vous avez besoin.

Trop fort !

 

Vous ne vous en sortez plus au boulot. Vous croulez sous le travail, vous êtes "surbooké". Pas de panique ! Il vous faut un petit stage avec un coachen vogue (payé grassement par votre patron mais qui s'en tape parce qu'il y trouve un substanciel avantage fiscal) qui va, sans ciller, vous affirmer qu'on peut très bien faire tenir deux heures en une, que c'est juste une question d'organisation... C'est vrai, on pense pas à tout, hein ?

 

Vous n'êtes pas gros, non... Vous êtes juste en surcharge pondérale, d'accord.

Mais vous le faites exprès ou quoi ? Vous avez à votre disposition des milliers de bouquins qui vous donn... qui vous vendent la solution ! Exemples :

"Comment maigrir avant-hier ?", "Manger sans sel, sans sauce, sans matière grasse, sans viande et le poisson avec modération, sans pain, sans vin, mais... avec plaisir !", "Perdez dix kilos en dix jours !" (l'auteur qui a commis ce bréviaire serait en fuite. Dernier domicile connu, la Suisse. Allez savoir pourquoi...), et pour rigoler, en hommage à Pierre Péchin (un talent d'étoile filante...), "Ti bouffes, ti bouffes pas, ti crèves quand même".

 

Les experts, ils ont réponse à tout. A tous nos maux intimes et quotidiens. Mais pas seulement !

Il y a aussi les experts politiques qui vous démontrent pourquoi ils avaient raison de s'être trompés quand ils ont envisagé le succès d'un candidat qui s'est néanmoins ramassé aux dernières élections ! 

Il y a également les experts économiques qui se plantent grave ! Ah, ceux-là, je les aime ! Vraiment touchants...

Alain Minc en est le parangon. Une figure ! Une caricature d'escroquerie intellectuelle ! C'est beau, tellement c'est faux !

Quelques méfaits du susdit : "L'après crise est commencé", 1982. Un long début qui n'en finit pas de finir, non? Ou encore, "L'argent fou", 1990. Ouah ! Un vrai thriller ! , "L'ivresse démocratique", 1994. Peut-être faut-il la consommer avec modération ? " La mondialisation heureuse", 1997. What a wonderful world ! Et pour finir, "Le chômage, à qui la faute ?", 2005. Alors là, trop fort ! Le genre de type qui pose LA question pour laquelle il n'a pas l'esquisse d'une ébauche de réponse mais qui fait mine de... Cent mille exemplaires, sans doute plus ! Bingo !

Je n'ai rien lu d'Alain Minc. On est d'accord. Je l'ai juste entendu pérorer et gloser à la télé et à la radio avec cette suffisance et cette morgue propres aux intellectuels professionnels, patentés par les médias, voire par un président. Rien qui donne envie de lire, ne serait-ce une ligne, de ce qu'ils ont écrit où fait écrire. 

 

Des experts, des "Alain Minc", y en a des tas. Clonés dans les grandes écoles.

Pas aussi nombreux que les cons produits par l'école républicaine abandonnée par les pouvoirs publics, certes, mais bon... Faut reconnaître qu'ils sont vachement plus influents.

Et contrairement au quidam, vous et moi, ils ne sont jamais sanctionnés pour leurs manquements ou leur incompétence ! Ils semblent bénéficier, à vie, d'un droit que nous n'avons plus. Celui de se tromper. 

 

En conclusion, je voudrais décerner un accessit d'expertise en analyse politique à Alain Madelin qui, à la veille de l'invasion de l'Irak par les étasuniens, en 2003, prédisait, à qui voulait l'entendre, l'adhésion populaire et spontanée des irakiens aux valeurs de leurs sauveurs occidentaux et, conséquemment et leur engouement pour une nouvelle foi démocratique dans le mois qui suivrait l'arrivée des troupes anglo saxonnes. Pouvait-on davantage se fourvoyer...

A propos, il est où le "Madelin", en ce moment ? Son acuité et son intuition nous manquent tellement ! 

 

Les experts ne sont pas les seuls à se mêler de nos affaires.

Il y a aussi les scientifiques...

Un autre sujet, une autre chronique, donc. 

 

 

 

 

 

   

 

 

  

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 18:31

P1010293"La raison pour lequel je suis là..." Ou bien encore "La région duquel je suis issu..."

Hum... Rien ne vous choque, là ?

Je n'invente rien ! J'ai entendu ces deux phrases !

Ce ne sont que deux des multiples exemples du mauvais usage du pronom relatif composé entendus, ça et là, à la radio, dans la rue, chez mes amis et... même chez moi !

Qu'ils soiens journalistes, animateurs, écrivains (!), chroniqueurs, hommes politiques (surtout, eux !), femmes et hommes, parfois illustres et lettré(e)s (!), à bien y regarder et surtout à bien les entendre, neuf sur dix font cette faute de grammaire.

Le mépris, la suffisance avec lesquels le pronom relatif est traité sont proprement scandaleux !

Le pronom, relatif, composé ou pas, est notre ami.

Il nous facilite la vie ! Il peut, au débotté, remplacer un nom, un groupe nominal, un adjectif, voire une proposition entière !

Excusez du peu !

Mais non... Le "pronom relatif" est aujourd'hui quantité négligeable, corvéable et malléable à merci. Sans genre, sans existence. Un substitut, un intérimaire dont on ne retient pas le nom, un CDD courte durée qu'on oublie avant de l'avoir connu mais sur qui repose, cependant, la cohérence d'une entreprise ou d'un propos.

 

Je sais, je sais... C'est pas si grave. Bien sûr.

Au diable la forme, pourvu qu'on ait le fond !

Voilà ce qu'on peut se dire, après tout...

Moi, non... Je ne dis pas que le fond n'est pas plus important que la forme. Non, je ne dis pas ça... Mais le fond est tellement plus attractif, accessible quand la forme est soignée !

Et puis, un cadeau, quitte à me contredire aussitôt sans aucune espèce de vergogne, n'est-il pas plus séduisant dans un bel emballage qu'elle que soit sa valeur ?

Le fond, la forme... Je ne sais pas.

Peut-être que la forme en dit bien souvent plus que le fond, après tout...

Je crois que j'y suis attaché, à la forme. Dans tous les domaines.

La forme laisse supposer le fond. Souvent.

Quand la forme est belle, le fond nous fait envie. Quitte à être déçu... Rarement.

En revanche, quand la forme n'est pas au rendez-vous, le fond, même s'il en vaut la peine, peut nous échapper.

Dommage, non ?

 

   

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 18:56

Assez !Je n'ai pas la télé. Enfin, je ne l'ai plus...

J'ai arrêté, il y a plus d'un an maintenant. Et ça va beaucoup mieux.

J'ai arrêté car ça me rendait malade. Mais physiquement !

J'avais des nausées, je déprimais, je n'avais plus d'appétit. Pour rien.

Tant de messages mercantiles, subliminaux ou pas, tant d'interventions inutiles de "vedettes", de "stars" décérébrées. Tant de faux débats, de faux procès, de faux semblants. Tant de mensonges ! Tant de désinformation...

Je n'en pouvais plus !

 

En revanche, j'écoute la radio. Beaucoup.

Je varie les plaisirs. Je vais et je viens sur les trois chaînes nationales de Radio-France. Je découvre de nouveaux interprètes, de nouveaux styles. Je prends beaucoup de plaisir à écouter de la musique classique, aussi. C'est assez nouveau pour moi. Je suis plutôt un "enfant du Rock" et du Blues.

Les émissions proposées sont éclectiques et très souvent intéressantes, voire captivantes. Les débats sont d'une bonne tenue et la parole tellement plus libre qu'à la télévision. J'apprends. Je continue à apprendre. Et c'est bon.

Et puis la radio me renvoie fréquemment à la lecture comme s'il y avait un lien naturel. Les auteurs qui interviennent dans diverses programmations et les critiques littéraires qui expriment leur enthousiasme pour les écrivains qu'ils ont aimés m'incitent à donner davantage de place à la lecture. Et à l'écriture...

 

Le bonheur ! Enfin, presque...

Car à la radio, comme à la télévision, on n'échappe pas aux "voilistes"...Non, non.  Moins nombreux à la radio qu'à la télévision, certes, les "voilistes" m'agacent cependant au plus haut point. Tant et si bien qu'il m'arrive parfois de couper rageusement l'écoute.

Les "voilistes", hommes et femmes indifféremment, font de la préposition "voilà" un usage abusif, voire pathologique.

Les plus atteints d'entre eux ponctuent toutes leurs phrases de "voilà" au début, au milieu et à la fin de chacune d'elles. Ce petit mot remplaçant les virgules, les points de suspension, les points d'exclamation, d'interrogation, finaux et les mots eux-mêmes dont les "voilistes" manquent cruellement. A tel point que le discours, hachuré de "voilà" intempestifs, devient totalement abscons, vide de sens.

Le plus irritant, en réalité, c'est cette affectation particulière adoptée par les "voilistes" dans la pratique du "voilà". Comme si ça faisait moderne, branché. Comme si le propos, bien souvent indigent, devait, noyé sous les "voilà", paraître soudainement plus intelligent. Soupir...

Les "voilistes" ont succédé aux "effectivementistes" qui ont sévi sur les antennes et dans nos conversations privées de nombreuses années. Il en subsiste encore un bon nombre.

Aujourd'hui, les " au piristes" font une entrée remarquée. Ils ont cette vilaine manie d'envisager le pire à tout bout de champ. Pour un oui ou pour un non. Pour un rien. Exemple : " Au pire, s'il n'y a pas de salade, je ne mangerai pas de fromage..." On imagine le dilemme, en effet, le cas de conscience et la mise en danger.

Et puis, et puis, il y a les "pour le coupistes" pour lesquels j'ai une affection particulière. C'est personnel.

"Pour le coup", je vais m'arrêter là...

Le sujet n'est cependant pas épuisé. Les tics oratoires, ça c'est un vrai sujet !

J'y reviendrai certainement.

     

 

 

 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 16:50

Milou en MaiLa démocratie donne aux gens le droit de s'exprimer. Bien...

Et après ?

Encore faut-il avoir quelque chose à exprimer.

Être capable d'argumenter, de débattre, de convaincre, de se laisser convaincre, de choisir.

Sans mode d'emploi, sans distanciation, sans relativisme, sans esprit critique, sans opposition, sans force de proposition, sans intelligence, sans éducation, point de démocratie.

Nos sociétés occidentales, dites démocratiques, ne sont que des succédanés de démocratie. Un écran de fumée derrière lequel se cache l'élite. Pas intellectuelle, l'élite. Non ! Enfin, pas seulement... L'élite du pouvoir et de l'argent. Excusez le pléonasme...  

La fumée, c'est cette élite qui la produit. A travers l'information, ou plus exactement la désinformation, de masse.

Et le quidam n'y voit que du feu... Parce qu'ignare et absent. Après des décennies de coupes budgétaires dans l'éducation nationale. 

 

"Démocratie"... Le pouvoir du peuple, au sens étymologique. Mais il y a bien longtemps que le peuple n'a plus le pouvoir. L'a-t-il jamais eu ?

Dans la Grèce antique, là où elle est née, la démocratie, enfin c'est ce qu'on dit, le monde n'était pas parfait. Loin de là ! Mais on en débattait. Et il y avait l'enthousiasme de la création. 

Durant et après la révolution française,le monde ne l'était toujours pas, parfait... Mais il est indéniable que la démocratie et l'idée même de la démocratie ont avancé. Certes, on les a imposées. Et à quel prix ! Un autre débat... 

 

Aujourd'hui la démocratie, notre système démocratique, n'interroge plus personne. Comme si c'était un fait établi, un axiome, un postulat. Comme si c'était inscrit dans un marbre rare à l'abri du temps qui passe.

Qu'il soit de droite, de gauche, du centre (pour peu qu'il existe), d'extrême droite ou d'extrême gauche (si tant est que ces cloisonnements politiques soient encore pertinents...), nul ne remet en question LA démocratie au sens large, et la démocratie française en particulier.

Oh, bien sûr... J'entends ponctuellement, de ci de là, en France, quelques dissonances. La "démocratie participative", par exemple. Mais celles et ceux qui s'en font les mentors ne se présenteront pas moins aux prochaines élections institutionnelles. On peut penser que c'est, de leur point de vue, pour mieux mettre en pratique, une fois élu(e)s, ces nouvelles règles démocratiques. On peut en douter. 

Pire, aux Etats-Unis, présentés comme un modèle de démocratie ! Une caricature de démocratie, en vérité. Les étasuniens n'ont d'autre choix que de voter démocrate ou républicain, deux partis qui, somme toute, offrent ostensiblement le même projet de société. Le libéralisme économique ou l'économie libérale.

A quelques nuances près, ces deux "mouvances", car on hésite, dès lors, à parler de partis politiques, ne remettent aucunement en cause le système qui permet aux riches d'être de plus en plus riches, qui contraint les classes moyennes à s'essouffler derrière iceux et aux pauvres, de plus en plus nombreux, à lâcher prise et à sombrer.

Ainsi, aux États-Unis comme en France, et sans prendre grand risque comme partout sur la planète, la démocratie telle qu'elle est admise par tous aujourd'hui, n'est qu'un moyen, un passage obligé, (un jeu aussi !), pour permettre à l'élite d'accéder au pouvoir. Au pouvoir et à l'argent. A l'argent et au pouvoir, ça marche aussi dans l'autre sens.

En réalité, les deux sont indissociables. Pas de pouvoir sans argent et pas d'argent sans pouvoir.

 

Sachant cela, pourquoi prenons-nous encore la peine de glisser un bulletin dans l'urne ? Hum ?

Parce que...

Parce que, je ne sais pas moi... Pourquoi les gens vont à l'Église, à la Mosquée ou à la Synagogue sans croire en Dieu ou pas vraiment ? Par habitude, sans doute. Pour être vus des voisins, du clan. Pour ne pas être marginalisés, exclus, montrés du doigt. Pour montrer l'exemple, aussi... Oui, c'est ça ! La démocratie comme une religion, un dogme !

Ah la la, ils sont incorrigibles... Ils croient en la démocratie alors qu'ils devraient la penser... 

 

"Ne rien croire et tout penser", voilà ce que devrait être le fondement de toute bonne éducation ! Et pour tous !

Un précepte (que l'on peut revisiter à tout moment, ça va de soi...) qui devrait permettre d'ouvrir le champ des possibles. En terme de démocratie, en l'occurrence, mais plus globalement en terme de politique. De vraie politique. Celle qui oeuvre en faveur du bonheur de tous. Au sens large et dans tous les domaines. 

 

Personnellement, je reprendrai le chemin du bureau de vote quand une femme, un homme, ou un groupe d'hommes et de femmes, se rapprochera au plus près de cette idée.

 

 

 

    

     

 

 

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 12:01

Je ne sais pas si c'était Coluche, lui-même, qui écrivait ses sketches et ses saillies assassines... Paris Place Coluche

Je pourrais le savoir. Mais je n'en ai pas très envie. Et puis, je m'en fiche !

Même s'il était aidé, il aurait pu les écrire. De toute façon...

Alors, bien sûr, c'est pas d'la littérature ! Mais de ça aussi, je me fiche !

Et puis, tout dépend de la conception qu'on peut avoir de la littérature... 

Les "mots" de Coluche sont écrits, non ? Et bien écrits, même ! Ben, alors ?

Alors, quelques exemples pour convaincre :

A propos des z'hommes politiques en général, "Si vous avez besoin de quelque chose, appelez-moi. Je vous dirai comment vous en passer."

Pour les féministes, qui ont de l'humour,  "La bigamie, c'est quand on a deux femmes. Et la monotonie, c'est quand on en a qu'une."

Pour les philosophes, qui n'en sont pas dénués non plus, "L'instabilité est nécessaire pour progresser. Si on reste sur place, on recule."

Pour les croyants, qui n'en ont pas toujours,  "Dieu a dit...Je partage en deux. Les riches auront de la nourriture et les pauvres de l'appétit."

Pour les assistants sociaux, missionnaires laïques des temps modernes, "Quand j'étais petit, à la maison, le plus dur c'était la fin de mois. Surtout les trente derniers jours..."

J'en passe et des pires...

Alors, pourquoi Coluche, là, maintenant ?

Parce que...

Parce que, qu'est-ce qu'on s'emmerde depuis qu'il a disparu !

Pas tous les jours, bien sûr. Et pas tout le monde...

Mais moi, aujourd'hui, je m'emmerde sans lui !

Marre de cet humour allégé, stérilisé, formaté, normé, aseptisé, "politiquement correct", pour tout dire... qui inonde les média !

 "Politiquement correct"... Hum ...Et s''il fallait donner une couleur à cette formule ? Le gris, forcément !

Le gris clair même ! Délavé après des dizaines de passages à la télé dans une eau tiède. Un gris mou, triste, quoi...

Depuis Coluche et Desproges, rien... Les couleurs ont disparu.

Ou alors, j'ai raté quelque chose... 

Vous n'imaginez même pas à quel point j'ai envie de me tromper !

Dites-moi !!!

Si vous connaissez quelqu'un qui affiche cette saine provocation des susnommés, envoyez-moi le lien !

 

 

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 18:57

DésirLe désir, c'est rien qu'un truc qui nous embête...

C'est tourneboulant, ça nous prend la tête.

C'est un truc qu'on ne voit pas venir.

Un truc qui s'invite sans prévenir.

Comme ça, hé, mec ! C'est moi !

J'avais rien à faire, alors me voilà !

Le genre de truc qu'on ne congédie pas,

Sur un claquement de doigt.

Un truc qu'on est obligé de satisfaire. Y a pas...

Le désir, comme un ami, a tous les droits.

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 21:20

A côté. Juste à côté. Pas loin. Juste là. A côté...

A côté des gens.

A côté de mes pompes, souvent.

A côté de la plaque, somme toute...

A côté des choses. Du bon côté des choses. J'essaie.

A côté de l'histoire, de l'évènement. Sur le bord de la route.

Accoté à la vie, l'amour, j'observe, amusé, la bêtise et ses

A-côtés passer leur chemin. Un pas de côté...A côté...

 

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