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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 18:48

Le 20 Décembre 2013,

 


Nous voilà de nouveau réunis...

On est là, tous. Et oui... On tient bon. On s'accroche.

 

Et pourtant. Et pourtant...

Et pourtant, faut bien le reconnaître, on s'acharne contre nous. On nous travaille au corps. On nous sape le moral. On nous nuit.

 

Mais en 2013, comme en 2012 et les années précédentes, on a maintenu le cap.

On est formidable...

On a essuyé toutes les tempêtes, toutes les bourrasques, les cyclones, les typhons, les tsunamis et j'en passe...

On a contourné les écueils, les étocs (écueils, étocs, c'est pareil ou presque, mais je voulais absolument dire ce mot « étoc ». Je trouve que ça le fait...).

On a été des champions de la navigation à vue. On a su... heu... baisser la voile. Enfin, je veux dire la ranger comme il faut parce qu'il le fallait. Enfin...

 

Bon, là... Je l'avoue, j'ai « googeulisé » comme un malade pour retranscrire les termes idoines de marine qui pouvaient illustrer mon propos. Pour faire le malin et, peut-être, épater Antonin et Anya.

J'ai voulu faire bonne impression, quoi. Mais j'ai vite été découragé par le lexique maritime. Y a pas à dire, ils ne parlent pas comme nous, les marins...

 

« Gîte », par exemple...

Tout le monde sait ce qu'est un gîte. Moi qui vous parle, j'habite un gîte. Rural, comme c'est souvent le cas. Et, en ce qui me concerne, très... rural.

Et bien, « gîte », pour les marins, c'est l'angle d'inclinaison du navire sousl'effet du vent ou des poids embarqués à bord. Rien à voir !

Prenez, « Pomme de Touline »... Bon...

Moi, et beaucoup d'autres, a priori, on se dit, tiens une nouvelle espèce de pomme ! On connaissait la Golden, la Reinette de Caen, la rouge, la jaune, la Bio, la semi-bio, la pas bio du tout, mais là, la pomme de Touline, on connaît pas.

Et bien, la pomme de Touline, c'est le nœud marin qui sert de lest pour lancer une amarre sur le quai . Ça vous la coupe, ça hein ?

Un p'tit dernier, « Tirer des bords... »

Alors là, ça, ça nous parle ! Surtout après quelques verres.

Oui, oui... Quoi keu...

C'est...Avancer en zigzags en virant de bord souvent, en se retrouvant alternativement tribord puis bâbord amures. On tire des bords de près pour remonter contre le vent (voire, louvoyer), mais parfois aux allures portantes, on tire des bords de largue, lorsque le vent est plein arrière.

Bien ! On va laisser reposer tout ça et on en reparle à l'occasion...

 

En 2013, on nous a tout fait !

L'agence « Standard and Poors » nous a confisqué notre triple A. Si, si...

Voilà, on était contents, la France était bien notée. On pouvait se la péter dans les G8 et être un peu condescendants et protecteurs à l'égard des portugais, des espagnols et je ne vous parle pas des grecs !

Et patatra ! Plus de triple A !

Mais y a plus grave. Car, après tout, je suis prêt à parier que nombre d'entre nous, autour de cette table, a perdu son triple A depuis longtemps.

Y a eu les guerres aussi, les injustices, la misère tout ça. Comme tous les ans. Malheureusement. Bien sûr...

 

Non, non, mais y a pire ! Toute proportion gardée, j'entends...

Vincent Delerme. Vincent Delerme a sorti un nouvel album ?!

Non mais vous y croyez, vous ?

Voilà un « fils de » qui a le talent d'une huître de Cancale, la voix d'un répondeur de Pôle-emploi, le charisme d'un merlan frit, et le propos convenu du Bobo moyen du Marais (parisien, on est d'accord. Pas poitevin...) et qui nous impose ses niaiseries sur France Inter.

Ma « France Inter » !!!

Mais peu importe...

L'essentiel n'est pas là.

L'essentiel est ici. Là, maintenant. Dans ce que nous partageons ce soir.

Un moment, des moments. Des moments de complicité, de connivences, d'amitié, d'amour. Avec vous et... avec celle que j'aime.

Des moments qu'on ne mettra jamais en chanson mais dont la petite musique nous accompagnera à jamais.

 

Gageons qu'en cette année 2014, comme dans toutes les années qui l'ont précédée, on maintiendra le cap !

Cap sur l'amitié ! Cap sur l'amour !

N'y a t-il pas plus belle destination...

 

Joyeux Noël et bonne année 2014 à tous !

 

Et, dans un subit et naturel élan de générosité, laissez-moi vous souhaiter une bonne année 2015 également...

 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 18:56

Merci.
Merci, Bibi.
Bibi, merci !

C’est comme une porte que j‘avais oubliée.
Comme une fenêtre trop longtemps fermée
Au printemps des possibles et des rêves éveillés.
Merci de me les avoir rappeler.

Ouvrir la porte, mais où est donc la clé ?
Sous ce livre là ou bien sous ces papiers ?
Dans cette chaussette, dans ce mouchoir plié ?
Fi de la porte ! La fenêtre enjamber !

Oui ! A pleins neurones enfin respirer !
De ci, de là, des mots d’espoir glaner,
Des regards amis emmagasiner.
Croire à nouveau en cette humanité.
Etre curieux du monde et de ses beautés.
D’un coucher de soleil se délecter,
Avec l’autre, de joie, de tristesse pleurer,
Rire de la pluie, gentiment s’en moquer,
Au son de toutes les musiques danser,
Dans une vague de la méditerranée,
La tête la première décider de plonger.

Voire, écouter, sentir ton corps et t’aimer…
Entendre, t’entendre et une oreille prêter
A ce qui de toi pourrait m’éloigner
Et faire de moi l’éternel naufragé.

Puis oublier et se laisser porter
Par l’onde du temps et sereinement flotter.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 20:32

En ces temps de crise économique, de détresse et de dépression, que promouvoir ?

Les vocations religieuses ou les hôpitaux psychiatriques ?

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 13:43

Jean-Paul D.

 

S., le 11 Juin 2012

 

 

 

 

Madame,

 

 

Avant le 31 du mois dernier, je ne vous connaissais pas.

Bien. Et alors ? Me direz-vous.

Alors, ceci…

 

J’étais à La Charité sur Loire ce jeudi 31 mai 2012 et, ma compagne et moi, avons assisté à votre brillante prestation en l’Eglise Saint Pierre en voie de… de réfection, de réhabilitation, je ne sais plus très bien.

En préambule, un élu local, peut-être même régional, Président du festival, sur le ton de la plaisanterie où l’on avait peine à discerner le premier du second degré, a prétendu que ce lieu avait été choisi par vous. Vous vous en défendîtes…

Et pourquoi, donc ? Après tout, c’était le lieu idéal pour votre conférence.

Un lieu à mi-chemin entre le profane et le sacré. Une vieille église défaite de toute sa symbolique dans laquelle la philosophe pouvait, solennellement et sans crainte d’être compromise, y affirmer sa foi.

 

Cette « confession » m‘a surpris.

Non pas que j’ignorais que certains philosophes fussent croyants, non… Et de tout temps. Il y a de nombreux et illustres exemples. Je suis certain que vous en feriez une liste exhaustive ou quasi… si on vous le demandait. Bien mieux que tout autre. Et bien mieux que moi, en particulier.

Néanmoins, sans doute coupable de préjugés, j’imaginais qu’un ou une philosophe devait se garder de mettre sa science rhétorique au service d’une profession de foi. De foi religieuse, en l’occurrence.

Les voies du Seigneur sont impénétrables...

Ne le sont-elles pas également pour les philosophes ? Je sais ce qu’il faut penser de cette maxime, tellement impénétrable elle-même, qu’elle peut faire illusion pour étayer toutes sortes de propos, fussent-ils contradictoires. N’empêche…

N’empêche, au prétexte d’une sorte de défi qui vous avait été lancé lors de ce festival du mot, vous nous avez courageusement, à partir de ce mot « intimité » qui ne suggère, a priori, aucune connotation manifeste avec l’idée de Dieu, entraînés vers votre credo. Méthodiquement et…professionnellement.

Aujourd’hui, je me demande si un autre mot, je ne sais pas moi, «obscurité», par exemple, n’aurait pas pu faire l’objet de la même savante démonstration de votre part.

 

De la surprise à consternation…

En bon élève, avec toute l‘attention dont je suis capable, j’ai suivi vos pas, un à un, sur l’itinéraire sinueux et accidenté qui devait nous mener à la vérité de « l’intimité ».

J’ai eu un peu de mal parfois, je le reconnais. Il fallait emprunter cette voie, puis une autre. Dès lors, vous nous annonciez avec malice que nous avions fait fausse route, qu’il fallait rebrousser chemin et nous lancer sur cette autre voie, celle qui nous avait échappé dans notre précipitation. Oui, celle-là !

Au bout d’une heure, un peu éprouvé, je vous ai vue vous arrêter et vous sembliez satisfaite, rayonnante. Vous étiez, de toute évidence, arrivée à l’endroit précis où vous désiriez nous conduire. L‘« intimité », avez-vous dit, ce n’est pas ce que l’on croit. Mais c’est peut-être croire.

 

Cet endroit, cependant, pour moi ne ressemblait à rien d’abouti comme, par exemple, une auberge hospitalière après une longue randonnée ou la ligne d’arrivée que l’on franchit en haut d’un col. Pire, je n’avais pas le sentiment d’être parvenu où que ce soit. Rien de tout ça.

L’intimité, avez-vous prétendu, ce n’est pas de l’ordre du privé, même pas de l’ordre de l’intime au sens où nous l’entendons habituellement. C’est ailleurs. C’est en nous, certes. Mais peut-être que ça ne dépend pas de nous…

A ce stade, dépourvu de mes idées reçues sur l’intimité et de mon intimité elle-même, j’étais impatient et j’attendais naïvement une solution que vous ne manqueriez pas de nous délivrer en poursuivant encore un peu votre cheminement intellectuel.

Et bien, non ! Au lieu de cela, je fus abandonné en rase campagne comme nombre de vos auditeurs sans doute. Pour vous, l’intimité, c’était la foi. Point final. Et, quant à nous, et bien… nous étions libres de combler ce vide par ce que nous voulions.

Fin de la prestation, plus le temps de la commenter ou de répondre à vos questions. Je suis très en retard, vous m’en voyez désolée… Merci à tous !

 

Sans mentir, j’ai mis deux ou trois jours à m’en remettre.

Mais je ne crois pas en Dieu, moi !, me suis-je dit. Qu’on me rende mon intimité d’honnête mécréant !

J’avais un tas de questions à vous poser. Cette lettre aurait pu en faire l’objet.

Puis, j’ai souri… Je me suis souvenu de cette citation de Pierre Desproges. Et, vous noterez que j’ai au moins retenu cette leçon, je ne cite que les auteurs que j’ai compris...

« Quand un philosophe me répond, je ne comprends plus ma question. »

Alors, j’ai renoncé.

 

Aujourd’hui, je vais mieux. Je ne vous connais pas davantage mais je suis conforté dans cette idée qu’aussi brillant et érudit soit-il, aucun raisonnement philosophique ne peut démontrer Dieu. Tous les philosophes qui s’y sont hasardés ont échoué.

Et, en réalité, comme disent les scientifiques expérimentalistes, tout se passe comme si Dieu n’existait pas.

J’en suis intimement convaincu…

 

Cordialement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 14:29

Hello Véro !

 

Je ne vais pas faire très long, ce soir, car je vais faire mon jogging quotidien dans dix minutes juste avant la messe...

Je déconne !

Je t'écrirai pour de vrai très prochainement.

 

Je suis un peu chagriné d'apprendre tes ennuis de santé.

Je crois entendre (ou lire...) que ce n'est pas si grave. Et je m'en réjouis.

Cependant, j'imagine que tu te serais bien pass [coupur e] [reprise] ée de cette nouvelle épreuve.

 

Indirectement, je viens d'en vivre une, également. Une épreuve...

Hier, alors que j'étais en train de t'écrire en te signifiant que je n'allais pas trop m'épancher, ce soir, et que j'abordais tes problèmes de santé, Brigitte m'a appelé.

Et, d'une petite voix un peu lasse, elle m'a annoncé qu'elle venait d'avoir un accident de voiture.

Fort heureusement, elle s'en sort avec juste avec quelques contusions et le soir-même elle était chez elle.

Mais, Véro, quelle frayeur ! Quelle peur rétroactive... Car elle a quand-même dévalé un ravin dans le col de la Schlucht et que sa voiture (professionnelle, ouf !) n'est plus qu'un tas de tôles froissées.

Que serais-je sans elle ?

C'est alors qu'on embrasse complètement, et en conscience, la signification de formules un peu éculées, un peu désuètes, qu'on entend constamment, telles que : "Tout de même, on est peu de choses..."

C'est vrai, Véro, nous sommes bien peu de choses. Nous passons notre temps de vie sur un fil. A droite, le vide et la mort. A gauche, même punition... Le but du jeu étant d'avancer et d'être contraints d'avancer sans se casser la gueule. Pas vrai ? J'oubliais... devant, c'est aussi le vide et la mort. En réalité, nous ne sommes, toutes et tous, que des équilibristes, plus ou moins doués ou plus ou moins chanceux, voués à un même destin plus ou moins différé, c'est selon.

 

Bien ! J'ai bien plombé l'ambiance, là... Hein ? Non ?

Revenons à des évocations plus souriantes...

Oui, Véro, tu es une "casse-bonbons" ! Comme tu le suggères très justement. Etant une femme, il ne peut pas en aller autrement...

Je rigole ! Enfin, pas tant que ça... Je crois que c'est un peu génétique. C'est vérifié, les femmes ont une certaine propension à "briser menu" les parties génitales des hommes en général. Les exemples sont nombreux...

Ceci dit, les hommes ont un talent inné pour agacer, voire de "vénère grave", les femmes en faisant preuve d'un égoïsme complètement assumé avec l'innocence puérile d'un pré-adolescent, propre à mettre en danger leurs "bijoux de famille". Même à plus de soixante ans !

C'est ainsi... Les hommes et les femmes sont plein de défauts. Pas les mêmes... Enfin, des fois... Néanmoins, c'est comme le + et le -. ils s'attirent inéluctablement. Au risque de créer un attachement, un lien, qu'ils ne supportent plus, trop souvent, et dont ils veulent absolument se défaire. L'un ou l'autre... Et, dans le meilleur des cas, les deux.

Je souris... J'aligne des poncifs, je défonce tranquillement des portes ouvertes... En même temps, c'est pas faux, non ?

 

Plein de bonnes choses, ma Véro !

Reste sur le fil ! Tiens bon !

 

Je t'embrasse fort !

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 21:24

Thierry, Thierry...

 

Oui, oui, oui, et oui !

Oui, je partage complètement ce qui suit :

 

J'aurais aimé aborder bien d'autres thèmes avec toi ,voire aller plus au fond de certains de ceux que nous avons évoqués, mais plusieurs freins nous ont empêchés de le faire : le temps bien sûr, toujours lui, mais aussi une certaine retenue liée à la rareté de nos rencontres, qui ne nous permet peut-être pas d'aller rapidement aussi loin que nous le souhaiterions dans nos échanges.


C'est vrai, le temps nous manquait tout ça, d'accord... Mais pas seulement. Et puis, pas  tant que ça...

Je ne veux pas préjuger de ce qui motivait ta propre retenue, relative bien sûr, mais tout de même.

En revanche, je peux tenter d'expliquer la mienne.

Encore une fois, je suis d'accord, nos rencontres sont si sporadiques qu'elles nous interdisent le confort d'un échange spontané. Naturel...

C'est comme si nous devions, à chaque fois, rétablir les connexions, nous mettre en phase. Et ça nous prend du... temps.

 

Il y a autre chose...

Il y a le poids de la famille. L'histoire de notre famille et les histoires de famille, passées et présentes. Tous ces "non-dits", tous ces silences pesants, lourds de jalousies, de mesquineries, de rancoeur, d'amertume que nous avons vécus, l'un et l'autre, et dont nous ne voulons plus entendre... parler.

Notre famille n'est pas pire que bien d'autres, loin de là... Mais, comme disait Jacques, "Chez ces gens là, Monsieur, on ne cause pas, on ne cause pas..."

D'où, peut-être aussi, cette retenue atavique que nous avons l'un et l'autre...


Pour ma part, j'envie souvent les femmes et les hommes qui ont cette propension à être à l'aise en toutes circonstances et à tout moment.

Après examen, il s'avère qu'ils sont bien souvent issus d'un milieu intellectuel et/ou bourgeois. Ouvert, quoi...

Je te l'accorde, ils ne sont pas forcément plus intelligents pour ça ! Certain(e)s, même, sont très cons ! Mais ils ont la connerie enthousiaste et créative. Ce qui, d'une certaine façon, les absout.

Pour exemple, je pense, à l'instant, à Guillaume D. que tu connais. Il est très con. On peut en convenir. Mais, comment dire... il ne nuit pas. Il n'a pas la connerie abrasive des gens de notre condition. Peut-être aussi parce que nous n'en avons pas honte... On peut même en rire !

 

Tout est une question d'éducation, Thierry. La bêtise, sans le baume de l'éducation, est insupportable. Parce qu'elle est sans fantaisie...

Je l'ai évoqué lors de notre déjeûner. Pour moi, l'éducation, c'est la priorité. L'éducation, dans le meilleur des cas, titille les synapses et crée chez l'individu les clés qui lui permettent une meilleure préhension du monde et, a minima, elle rend les cons chroniques plus sympathiques.

 

Ni toi, ni moi, ne sommes des imbéciles. Cependant, il nous manque, à l'un et à l'autre, cette conscience de soi et cette assurance qu'une bonne éducation bourgeoise aurait pu nous donner.

Je sais... Ces propos peuvent choquer. On pourrait y voir du mépris pour le milieu duquel je suis issu. Pour mes parents, ma famille. Ce n'est pas le cas. Je ne méprise rien, ni personne. Je tente seulement d'être et de rester lucide.

Quand une question m'est posée, je ne m'embarrasse pas de convenances pour y apporter mes réponses, voilà tout. J'abhorre le "politiquement correct" généralisé qui stérilise la pensée. "Un chat est un chat"... Et jusqu'à preuve du contraire, ce n'est pas une souris.


Pour autant, pour autant... Le bonheur n'existe pas que chez les riches ! Evidemment ! Bien sûr, les "pauvres" ont aussi des joies, des plaisirs et de l'amour !

Moins longtemps, néanmoins... En moyenne, un ouvrier a une espérance de vie de sept ans inférieure à celle d'un cadre sup'. Moins intensément, aussi... Entre une "moules-frites", à dix euros à la foire de Lille, et un concert à la salle Gaveau, à deux cents euros la place, le plaisir, même s'il existe dans l'un et l'autre cas, n'est pas le même. Qualitativement, en tout état de cause...

 

C'est ainsi... Toi et moi, sommes nés quelque part à la périphérie de l'élite, des nantis.

N'empêche ! Nous nous sommes battus, l'un et l'autre, pour sortir de cette ornière, pour tenter d'approcher l'argent et ses espaces de liberté.

Oui, Thierry, l'argent est un vecteur de liberté...

Pour ma part, j'ai échoué. Ou, disons... que j'ai trouvé ça trop fatiguant. Je ne sais pas, pour toi...

Encore un truc "impolitiquement correct" ... Il est de bon ton d'affirmer qu'on peut être heureux sans l'sou. Mon cul ! On ne peut goûter le bonheur de vivre que si on a le ventre plein... A défaut, notre cerveau n'est mobilisé que par la faim à juguler et il se tamponne du concert à la salle Gaveau !

 

Oui, nous avons fait montre d'une certaine retenue, l'un et l'autre... Cette fois-ci.

La prochaine fois, nous ne nous lâcherons pas comme des "oufs" parce que ce n'est pas dans notre nature, mais, en revanche, j'espère sincèrement que nous serons plus... détendus.

 

Je t'embrasse, Cousin !

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 20:27

J'ai fait une découverte extraordinaire !

Que dis-je ! Révolutionnaire !

Alors... Peut-être, peut-être en ai-je déjà fait part à certains d'entre vous. Oui, bon... Ils me pardonneront.

De toute façon, une petite piqûre de rappel ne peut leur être que salutaire. En supposant, par exemple, qu'ils n'aient pas compris, la première fois, les enjeux d'un tel éclair de génie... Car, il s'agit bien de ça.

Rassurez-vous, je demeure lucide et humble. "Le génie, c'est le bon sens appliqué aux idées nouvelles", après tout. Non ? Madame de Staël, elle-même, aurait pu le dire. Vous imaginez...

Mettons, donc, que ce ne soit qu'une histoire de bon sens...

 

Il ya a quelques jours, sur les conseils amis et, m'avait-il semblé...avisés, d'une connaissance fortuite, j'ai télécharché gratuitement un logiciel censé me permettre de partager des photos, à l'envi, avec un nombre illimité de correspondants. Sans déc, ça l'faisait, non ? J'ai rêvé et j'ai agi...

Dans la vraie vie, dans la réalité qui rase les pâquerettes au printemps et qui nous rase en hiver bien plus qu'en été, ce logiciel s'apparente davantage à un polyuréthane qu'à un service dont on peut avoir, à un moment donné, besoin.

Pour celles et ceux que ça intéresse, je ménage l'incise qui suit. Les autres peuvent se reporter directement au paragraphe d'après...

LES POLYURÉTHANES

C'est une classe très vaste de produits dont certains peuvent être classés parmi les adhésifs structuraux. Ce sont alors des polymères réactifs sans solvants ou à très haut extrait sec.

Ils résultent de la condensation entre un monomère isocyanate et un monomère hydroxyde ou polyol. Ils se présentent sous la forme de bi-composants mais l'évolution tend à favoriser le développement des adhésifs polyuréthannes mono-composants en raison de leur facilité de mise en œuvre.

Ils ont une excellente tenue au pelage, à la déchirure.


Plus "pot de colle" que ces putains de logiciels, tu meurs !

Et vas-y que j'te balance des messages intempestifs et éffrontément commerciaux ! Vas-y que j'te change, sans te demander ton avis, ton portail d'accès !

Bref, vas-y que j't'embrouille et que j'te prenne pour un blaireau...

T'as beau "deleter" le programme inopportun, il résiste comme la misère sur le pauvre monde. Impunément...


Heureusement ! Heureusement, l'informatique nous offre une alternative extraordinaire, révolutionnaire et, pour tout dire géniale !

On peut revenir à un antérieur niveau d'installation, que l'on peut choisir dans le temps, sans pour autant obérer l'intégrité de nos fichiers, et ainsi se débarrasser de malheureuses initiatives bien souvent guidées, il faut bien le reconnaître, par de basses et triviales pulsions. La pingrerie, voire la "concupiscence", dont seule la consonnance du mot devrait nous en éloigner.


Extrapolons... Oui, attendez une minute... Et si, et si l'on pouvait faire ça en vrai ! Hum ? Revenir à un âge antérieur... En ce qui me concerne, à 40 ans ou à 30 ans... en conservant sa mémoire, ses connaissances, enfin bon... Hum ? Qu'en pensez-vous ?

Je sais ce qu'on pourrait en penser... Je serais donc "un jeune vieux con"...

Ce ne serait pas faux.

N'empêche, ça ouvre des perspectives, non ?

Et si nous pouvions "replay" notre vie à volonté avec la connaissance du présent... Hum ?

 

Bien, je vous sens un peu las, exténués...

Je comprends. Le boulot, les gosses, les factures... Moi-même, je suis fatigué.

On en reparle ?

 

Bises à tous !

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 15:10

 

Ah, la la...

 

Ce n'est un secret pour personne. Enfin, ce n'est pas un secret pour moi en tout cas.

En réalité, c'est une formule...Quand j'écris "ce n'est un secret pour personne", je laisse à penser que plein de gens se disent effectivement, comme moi, que ce n'est un secret pour personne. Or, tout le monde s'en fout !

Et hormis moi, personne ne se demande si, au bout du compte, c'est un secret pour qui que ce soit...

Car, je dois bien me l'avouer, l'humanité entière, enfin celle connectée à Internet, soit quelques quatre milliards d'individus, se tamponne le coquillard de savoir si oui ou non ce secret est connu ou ignoré de tous.

 

Les chiffres sont têtus et les graphiques implacables ! Mon blog n'a reçu qu'un visiteur en trois semaines et, très probablement, il n'avait rien à y faire.

Et quand je dis "je dois bien me l'avouer", en vrai, personne ne m'a rien demandé ! Personne ne m'a demandé d'avouer quoique ce soit ! Je me l'avoue à moi-même, certes, mais rien, ni personne ne m'y oblige ! Encore une fois, tout le monde (le monde entier, on est d'accord, sur les cinq continents !) se tape de me voir avouer un truc ou un autre.

 

Je le dis quand même...

Ce n'est un secret pour personne. Je suis perclu de contradictions.

Par exemple, je peux dire sans sourciller que je suis anarchiste. Politiquement et surtout philosophiquement...

Et pourtant, j'aime l'ordre. Je le préconise. Voire, je l'impose. Va comprendre, Charles...

Je me dis que c'est une étape obligée avant la conscience des peuples. Avant que chaque individu comprenne que la liberté de chacun n'est rien de moins que l'acceptation de la liberté de l'autre. Et que, dès lors, l'ordre ne serait plus une contrainte, une coercition, mais un bonheur émancipateur. 

Je sais... En disant cela, je ne dis rien ou pas grand'chose. C'est une idée, un concept tellement large et étendu qu'on peut aisément s'y perdre comme au beau milieu du désert de Gobi sans boussole.

Etre anarchiste, c'est cela. Entre autre... C'est se noyer là où tout le monde a pied et c'est nager quand tout le monde se noie...  

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 14:02

Que cette nouvelle année vous soit douze !

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 04:15

César vit seul mais il reçoit beaucoup.

Il habite un château, au mitan d’un parc de trois hectares délimité par un mur de pierre haut de deux mètres, dont il ne sort jamais. Jamais…

La mention historique de ce château remonte au quinzième siècle. Il fut restauré, aménagé, transformé, viabilisé par les différents propriétaires qui en eurent la charge. Quelques vestiges originels subsistent. Deux tours d’angle cylindriques de l’enceinte longue de deux cent quarante quatre mètres. Et sur l’une d’elle, est adossé le logis.

L’habitation comprend une salle de quatre vingt dix mètres carrés au rez-de-chaussée. Très haute. Grosses poutres de chêne sans âge. Des murs bruts.

On y découvre une grande tapisserie médiévale, ou prétendue telle, sur la façade ouest, que personne n’a été foutu de dater mais qui n’est pas d’hier, ça c’est sûr, à en croire la poussière qui en masque les motifs et l’usure du tissu dont témoignent les nombreux trous qui le parsèment. Tant et si bien qu’elle est illisible. On devine un loup, en bas à gauche. Mais il s’agit peut-être d’un chien. Voire, d’une vache… Bon, disons un loup. César y tient. Et des chevaux montés par des cavaliers sans tête. Dommage ! Certains trous sont positionnés là, précisément, sur la tête des cavaliers. Malicieusement. Une scène de vénerie, quoi. Une chasse au loup, peut-être...

Dans la région, il y avaient encore des loups au tout début du vingtième siècle !

Il y a aussi les accessoires idoines. Des écus, des épées, des fanions, des tentures, des portraits peints d’ancêtres illustres et inconnus, dont celui de Guichard B., accrochés de guingois sur les murs à des emplacements improbables. Certains sont d’époque, d’autres peut-être moins…

Et puis tous ces bibelots, des objets sans âge dont un buste de marbre très beau dont l’origine est sujette à caution. Peut-être un dieu grec mais lequel…

Et… LA bibliothèque de huit compartiments, dont deux fermés par une porte vitrée, d’une douzaine d’étagères chacun, occupant tout le mur ouest, jusqu‘au plafond. Derrière les portes vitrées, les livres anciens, pour la plupart reliés de cuir rouge, ordonnés de manière irréprochable. Sur toutes les autres étagères, un foutoir incommensurable. Des livres debout, couchés, parfois en équilibre instable sur des objets insolites à cet endroit. Tels une pipe, un réveil matin, un cor de chasse, des mouchoirs en papier, un boîte de préservatifs ... Mais aussi, des dossiers, des documents, des feuillets, des journaux, des magazines, des post-it, des tickets de caisse, des cahiers, des notices, des DVD, des CD…

Au nord, le salon. Composé d’un divan de cuir noir long de quatre bons mètres qui fait son âge, face à une cheminée dans laquelle on pourrait faire griller un sanglier. Deux vastes fauteuils latéraux, contemporains du divan.

Et à égale distance des trois éléments, une table basse de chêne massif qui a vécu et sur laquelle ont été posés ou jetés, c’est selon, trois cendriers, une blague à tabac, deux briquets, un verre à Cognac, deux verres à Whisky, encore des journaux, des magazines…

LA chaîne Hi-Fi, enfin. Ampli, tuner, lecteur de CD, quatre enceintes imposantes réparties aux quatre coins de la pièce. Un petit meuble de rangement pour les CD.

Pas de téléviseur.

Le Sud s’invite par une grande porte-fenêtre à petits carreaux. Deux battants ouverts six mois sur douze sur une terrasse de tuffeau blanc et bordée par une balustrade en fer forgé peinte en vert prune.

Quand le temps le permet, allongé confortablement dans une chaise longue sur sa terrasse, César peut contempler la vallée de la Grande B. Il n’a jamais rien vu de plus beau. Faut dire qu’il n’a pas vu grande chose dans sa vie. Autant dire rien d’autre que son château.

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