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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 18:28

Oh la la ! 1935

Autant c'était relativement facile de trouver un angle d'attaque pour dire ce que je pense des "experts" et des "scientifiques", dans deux précédents articles, autant pour les "psy(s)", alors là...

Et pourtant... Pourtant, il faut bien !

Car ils représentent la dernière composante du triumvirat contemporain des "emmerdeurs, hyper-influents".  Les experts, les scientifiques et, donc, les psy(s)...

 

Les psy(s) sont multiformes, insaisissables, nébuleux...

On peut réagir spontanément à un propos d'un expert. A  tort ou à raison, on est d'accord...

Parce qu'il y a des choix offerts ou, a minima, une alternative.

 

D'une certaine façon, les experts prêtent le flanc à la critique, à la contestation, à la polémique. C'est dans leur nature.

Quant aux scientifiques, leurs affirmations péremptoires provoquent, dans un premier temps du moins, soit un rejet intuitif parce qu'elles bousculent une certaine habitude de pensée, soit une adhésion inconditionnelle parce qu'au contraire elles confortent une douce certitude. 

Les experts, comme les scientifiques, ne laissent pas indifférents.

 

En revanche, le propos des psy(s) est si consensuel, si fédérateur, si "politiquement correct", qu'il glisse sur notre intelligence comme un patin sur un parquet ciré.

Le bon psy, surtout celui qui fait profession d'intervenir régulièrement dans les médias et de défoncer les portes ouvertes, doit être capable d'offrir un discours n'offrant aucune aspérité. Il n'est pas là pour alimenter un débat, pour attiser les oppositions, non... Il veut qu'on s'aime, tous autant qu'on est...

 

Pour ce faire, avant toute chose, il prône LE dialogue. C'est son truc à lui. C'est son Dada. Sa baguette magique.

En toute circonstance, quels que soient la teneur, l'ampleur ou l'historique d'un conflit, qu'il soit familial ou géopolitique, le psy n'a qu'un mot à la bouche, LE dialogue. Il se lance alors, le plus souvent, dans un long monologue qui ne supporte, bien entendu, aucune interruption, pour vanter les mérites du dialogue salvateur.

 

Qui ? Je vous le demande ! Qui peut être contre le dialogue et ses vertus ? Hum ?

Alors, pas d'emblée forcément, on est d'accord... Mais, à la réflexion, chacun en convient, non ? Tous !

 

Tous, sauf moi... Et quelques autres, bien sûr.

Quant à moi, je ne dialogue qu'avec celles et ceux qui sont en capacité de dialoguer. C'est à dire, avant tout, d'écouter.

Les autres, une large et affligeante majorité, ne méritent pas que je perde mon temps et mon énergie à trouver un terrain d'entente avec eux.

J'ai ma propre méthode pour éviter les conflits et les cons. Je les fuis. J'élude. Je reporte sine die. Je laisse pourrir.

Je ris ! Comme j'aimerais entendre, un jour, un psy me donner ce conseil !

 

J'étouffe ! Vous l'avez compris...

Je me sens prisonnier de ce triptyque des temps modernes. Le nez collé au panneau central de la science, je sens les volets de l'expertise et de la psychologie se refermer sur moi.

Et sur ma liberté...

 

 

 

 

   

    

 

 

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