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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 18:38

La charmilleN'importe où, ça pourrait être n'importe où...

 

Dans mon département, la Vienne, dans tout le département, comme partout en France.

Enfin presque partout. Il faut qu'il y ait un bois. Même petit. Dans la Beauce, par exemple, je ne crois pas.

Je n'ai rien contre la Beauce. Mais faut reconnaître que, question "bois", la Beauce ne peut pas concourir. 

 

Ce petit bois, certes, n'a rien d'exceptionnel. Je peux concevoir que l'image de cette petite allée dite de la "Charmille", dans le bois de V., puisse laisser indifférent.

 

 

Au mieux, elle peut évoquer le souvenir d'un autre petit bois. Le vôtre...

 

Dans une autre région, voire dans un autre pays. Le petit bois de votre enfance.

Celui dans lequel vous avez joué aux "cow-boys et aux indiens" ou aux "gendarmes et aux voleurs", comme moi. Selon vos affinités, vos séries télévisées ou vos films préférés de l'époque, ou le métier de vos parents, ou l'éducation que vous avez reçue des-dits parents, ou rien de tout ça.

Après tout, on ne sait pas...

 

Quoiqu'il en soit, ce petit bois-là est à moi.

Entendons-nous bien... Il n'est pas à moi. Il appartient à quelqu'un. Comme le moindre mètre-carré du territoire français.

Une chose est sûre. En France, comme partout sur la planète, on ne peut pas pas faire un pas sans être chez quelqu'un.

Et quand ce n'est pas chez quelqu'un, c'est chez tout le monde ! Le domaine public, quoi...

En réalité, il est aujourd'hui impossible de fouler la moindre feuille morte, le moindre caillou, la plus petite motte de terre, sans se dire ,qu'après tout, on n'a pas eu forcément raison de le faire... Qu'on risque quelque chose. Qui sait ?

De telle sorte que nous sommes tous des étrangers, plus ou moins tolérés, de notre propre monde... 

Tous, sauf ceux qui possèdent. Mais même eux ! Car, pour combien de temps ?

Riches ou pauvres, nous sommes tous des étrangers sur terre. De toute façon...

Preuve...Nos visas dépassent rarement les cent ans.

 

Bref !

Ce petit bois-là est à moi. Un point, c'est tout ! 

C'est dans ce petit bois que j'ai écorché les genoux tendres de mes dix ans.

J'en ai encore la douce cicatrice.

Et rien, ni personne ne pourra m'en guérir...

Et c'est tant mieux ! 

 

 

 

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